Dévasté par le fameux BIGONE, Los Angeles en 2013 est une Île ou la dictature américaine envoie ses indésirables aux mœurs politiquement incorrectes. Arrêté après avoir commis plusieurs dizaines de méfaits, Snake Plisken se fait inoculer un virus mortel sous 10 heures par l'armée qui désire à nouveau lui confier une mission. Cette fois-ci, Snake doit pénétrer dans l'île de Los Angeles et récupérer une arme absolue que détient un pseudo révolutionnaire armé jusqu'aux dents et prêt à tout pour envahir les States.
A grand coup de dollars, Magic John sonne le glas de son manque d'originalité apparu lors de son dernier film "le village des damnés". Retrouvant son héros favori, Carpenter signe là un film bourré d'idées géniales parfois mal exploitées maistoujours très originales.
Descendu par la critique et boudé par le public US, le retour de Snake Plisken réjouira les fans du héros anarchique et antipathique. Réunissant autour de Kurt Russell une pléiade d'acteurs parfaits, Carpenter laisse comme à son habitude (voir L'Antre de la folie) une grande place aux dialogues, mélanges d'humour et d'irrévérence.
Très marqué par la maladie, Carpenter a laissé aux mains d'une seconde équipe les séquences et effets digitaux, loin d'être aussi habile que le maître, cette seconde équipe signe les moments les plus faibles du film comme la séquence subaquatique oucelle du surf sur 'Fond Bleu' de vagues géantes.
Comme pour "Assaut" et "New- York 1997", la bande son est pour beaucoup dans la réussite de ce film; éprouvante et collant parfaitement au rythme des images, chaque effet de synthé ou riff guitare vous prend aux tripes et vous plonge aux cotés de Snake qui malgré quelques rides reste toujours aussi efficace. Los Angeles 2013 n'est pas un chef d'œuvre mais un bon film, offert par un Carpenter démontrant plus que jamais qu'une bonne idée et quelques bouts de ficelles peuvent être tout aussi efficaces que des millions de dollars d'effets spéciaux.
Laissez vous donc emporter vers un monde digne d'Al Amarja (Cf: Référence au dossier Conspirations du même numéro) et n'oubliez pas en sortant que politiquement correcte est un synonyme d'hypocrisie et de censure des libertés et donc vecteur du Fascisme d'un autre âge.
Sly.
Un film relooké par: John Carpenter D'après un scenario de: Debra Hill, John Carpenter et Kurt Russell Photo de : Gary Kibble Musique de: John Carpenter et ShirleyWalker Produit par: Debra Hill et Kurt Russell pour IUP durée: 1h41
Interprètes: Kurt Russell, Peter Fonda, Stacy Keach et Steve Buscemi.
| Cet Article est extrait du Fanzine Papyrus N°1 - Décembre 1996.
Il s'agit là d'un de mes touts premiers articles, écrit lors de la sortie du film. |



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